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Loiret et Eure-et-Loir

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Gestion des bordures de champs

Les partenaires Agrifaune et les agriculteurs engagés à leurs côtés s’attachent depuis 2010 à démontrer localement, que des bordures bien gérées sont favorables à la biodiversité. Elles présentent aussi un atout agronomique en abritant de nombreux auxiliaires de cultures, carabes, pollinisateurs…

Une expérimentation locale à vocation démonstrative

Comment développer des pratiques de gestion favorables à la biodiversité de ces milieux et aux auxiliaires de culture tout en conciliant ces pratiques avec les attentes agronomiques et économiques des agriculteurs ?

Présentation de l’expérimentation et des résultats

  • Le décalage de la période d’entretien des bordures extérieures

Comparaison de l’effet des dates de broyage : classique en juin, précoce en avril et tardive en septembre sur les pollinisateurs, les arthropodes rampants et sur la flore

  • La limitation des herbicides en bordure intérieure

Dans un premier temps, des tests sur la limitation des insecticides et herbicides anti-dicotylédones sur céréales et colza. Cette pratique mise en place 3 années de suite a favorisé les populations d’arthropodes rampants qui sont des auxiliaires de culture mais aussi une source de nourriture pour les Perdreaux

Mais les résultats agronomiques et socio-économiques ne permettent pas de la développer. Des tests sont désormais réalisés sur des semis de légumineuses sous couvert de céréales à l’automne. Il s’agit de favoriser un couvert autre que la culture dès le printemps et à la sortie de la moisson pour favoriser ces arthropodes tout en limitant les adventices

En résumé, ces expérimentations mettent en avant :

  • Une biodiversité cachée en bordure extérieure de champs, un refuge pour la flore sauvage non adventice
  • Qu’un décalage des périodes de broyage, sur des bordures avec une flore classique, favorise une flore de qualité, les pollinisateurs domestiques et sauvages et n’entraine aucun préjudice adventice pour la parcelle adjacente
  • Qu’un semis de légumineuses sous les céréales permet de fournir un couvert au printemps et après la moisson.

Semis de couverts de flore sauvage sur les bordures extérieures de champs à problématique adventice

Les partenaires Agrifaune et les agriculteurs engagés à leurs côtés ayant récolté de nombreuses données sur la gestion des bordures extérieures de champs en "bon état écologique", se sont ensuite attacher à expérimenter le re-semis des bordures à problématiques adventices.

Objectif : mettre en place un couvert de flore sauvage, pérenne, diversifié, qui permette de limiter les adventices et favoriser les pollinisateurs et autres insectes.

Expérimentation

Plusieurs dispositifs sont mis en œuvre pour :

  • affiner l’itinéraire technique de mise en place du couvert
  • tester le développement des couverts et affiner les mélanges
  • suivre le développement des adventices dans les couverts et dans les parcelles adjacentes
  • suivre l’impact des semis sur les populations d’arthropodes ravageurs et auxiliaires.

En résumé, ces expérimentations mettent en avant :

  • une bonne limitation des adventices par ce type de couvert
  • une possibilité de favoriser les pollinisateurs sauvages
  • l’importance du travail du sol préalable à l’implantation, pour une bonne réussite de cette pratique.